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Breves décembre 2018

publié le 21 décembre 2018 (modifié le 13 janvier 2019)

Le lait de montagne face à ses défis

« En dix ans, dans le Massif central et Rhône-Alpes, nous avons perdu 120 millions de litres de lait. C’est l’équivalent d’une usine de transformation qui a disparu. Si on continue dans cette spirale négative, on va encore perdre du lait et de la dynamique alors que nous avons tout pour réussir », s’inquiétait Yannick Fialip, secrétaire général de la FRsea Auvergne-Rhône-Alpes, lors du Sommet de l’élevage.
Ces préoccupations sont au cœur de l’étude conduite par FranceAgriMer et l’Idele dont l’objectif était d’évaluer les conséquences de la fin des quotas laitiers dans les zones de montagne. Si les massifs de l’Est font preuve d’une bonne résilience, dans le Massif central, les acteurs de la filière laitière sont préoccupés par une tendance qui s’accentue ces dernières années : la substitution de l’élevage allaitant à l’élevage laitier qui menace le devenir même du territoire. (www.reussirlait.com n° 138 du 04/12/2018)

Inséminations réalisées par les éleveurs

Près de 4700 éleveurs ont pratiqué l’insémination dans leur élevage en 2017. Cela représente 631 000 inséminations, dont 357 000 inséminations premières toutes races confondues. Plus des trois quarts de ces inséminations sont réalisées avec des taureaux de races laitières. Au final, 8 % des inséminations ont été réalisées par des éleveurs-inséminateurs l’année dernière. Cette activité a progressé de 10 % par rapport à 2016, (www.reussirlait.com, n° 138 du 04/12/2018)

La Suisse ne vote pas le soutien aux vaches à cornes

Les électeurs suisses votaient dimanche 25 novembre 2018 par référendum pour encourager ou non les éleveurs à sauvegarder les cornes de leurs vaches. L’initiative « pour la dignité des animaux de rente agricoles » a été rejetée par près de 55 % des votants. La Suisse entière a débattu du bien-être des vaches durant plusieurs semaines, et la médiatisation du sujet a été très importante. (RéussirBovinsviande 26/11/2018)

L’avenir du jambon de Bayonne reste à écrire

L’IGP jambon de Bayonne créée il y a vingt ans doit faire face à de nouveaux défis, notamment pour tenir compte des nouvelles demandes sociétales. Pour répondre à ce nouveau défi, la filière a engagé une démarche RSE (responsabilité sociétale des entreprises). Ainsi, toutes les pratiques, de l’élevage à la salaison, en passant, bien sûr, par l’abattage, vont être évaluées. (RéussirPorc 13/12/2018)

La fièvre porcine africaine s’étend à la faune sauvage en Chine

Le 16 novembre, les autorités chinoises ont déclaré le premier cas de fièvre porcine africaine (FPA) sur leur territoire au sein de la faune sauvage. Il s’agit d’un sanglier détecté positif dans la ville de Baishan (province de Jilin), à 30 kilomètres de la frontière Nord-Coréenne. Cette découverte est importante, car selon l’Anses, "elle compromet de manière extrêmement importante, voire définitive, la possibilité d’un contrôle de la maladie dans ce pays, étant donné l’immense difficulté à contrôler la maladie dans la faune sauvage, et l’importance de l’élevage familial de porcs en Chine. (RéussirPorc 13/12/2018)

Troupeau allaitant, une tendance à la décapitalisation

Le troupeau allaitant français s’est réduit de 140 000 têtes entre octobre 2016 et octobre 2018. On comptait 3,978 millions de vaches allaitantes au 1° janvier 2018. On a perdu en deux ans plus de vaches que l’on en avait gagnées au cours des trois années précédentes. Le troupeau allaitant français avait progressé de 110 000 vaches entre octobre 2013 et octobre 2016.. Mais depuis l’automne 2016, la tendance s’est clairement inversée. Cette chute brutale des effectifs s’explique surtout par les problèmes de trésorerie et les aléas climatiques. Aux tarifs peu attractifs de la viande finie est venue s’ajouter la volonté d’ajuster les cheptels une fois connues les modalités d’attribution de l’aide couplée aux cheptels allaitants (RéussirBovinsviande 06/12/2018)

lait sans OGM : le standard de demain ?

De plus en plus de transformateurs laitiers sollicitent des éleveurs pour produire du lait certifié issu de vaches nourries sans OGM. Ils répondent à la fois à la demande de clients allemands et de la grande distribution française. La difficulté est qu’il s’agit de deux marchés distincts, avec des réglementations et des cahiers des charges différents.
En Allemagne, « le sans OGM » est un discriminant fort qui représente plus de 50 % du marché des produits laitiers. Ce pays est le premier client de la France à l’export, notamment pour les fromages. Cet engouement des consommateurs allemands est donc un enjeu majeur pour les transformateurs laitiers français. De son côté, le consommateur français ne semble pas prêt à payer plus pour le seul critère « sans OGM », mais pour un ensemble de promesses : pâturage, bien-être animal... et sans OGM..
Selon les laiteries interrogées, il semble que le sans OGM tende à devenir un standard des signes de qualité et des laits différenciés pour lesquels le consommateur sera prêt à payer. En France, dans le cadre du plan de filière, le Cniel prépare deux référentiels : l’un pour le lait issu de vaches nourries sans OGM, l’autre pour le lait de pâturage. Tous les acteurs de la filière veulent une définition commune pour ces deux critères de différenciation, trop de cahiers des charges différents tuent la différenciation. (RéussirLait 07/12/2018).