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Brèves de mai 2020

publié le 28 mai 2020 (modifié le 3 juillet 2020)

Communiqué du SNGVT/AVPO sur la castration des porcelets

Notre position, en l’état actuel des connaissances, est donc la suivante : nous préconisons l’arrêt de la castration chirurgicale et encourageons de ce fait l’élevage de porcs mâles entiers avec ou sans immunocastration. Avis (format pdf - 169.1 ko - 03/07/2020)

Les vétérinaires autorisés à utiliser la télémédecine

Un décret du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation paru au JO du 6 mai autorise pour la première fois en France les vétérinaires à réaliser des consultations à distance et à recourir à des expertises via des outils numériques. La médecine vétérinaire, à la différence de la médecine humaine, ne disposait pas jusqu’à présent d’un cadre réglementaire autorisant les pratiques de télémédecine. Le dispositif, mis en place à titre expérimental pour une durée de dix-huit mois, permettra aux vétérinaires situés notamment en zone rurale d’assurer un suivi rapproché des animaux en évitant certains déplacements. Communiqué de presse (format pdf - 213.8 ko - 03/07/2020)

Académie d’Agriculture de France

Pandémie du coronavirus et autonomie alimentaire : actualité et nécessité d’une reterritorialisation des systèmes alimentaires : 16 académiciens lancent un appel à reterritorialiser nos systèmes alimentaires. En exergue du texte qu’ils viennent de publier, et qui engage exclusivement ses signataires, cette phrase d’Edgar Morin : "La mondialisation est une interdépendance sans solidarité » Le ton est donné. Leur conviction ? Une simple adaptation des systèmes alimentaires actuels ne saurait suffire pour assurer durablement la sécurité alimentaire. Et de défendre les Systèmes Alimentaires Territorialisés (SAT), un scénario impliquant "des politiques volontaristes considérant l’alimentation comme un « bien commun » devant dès lors être régulé par la puissance publique dans une perspective démocratique.
Retrouvez cet article sur le site de l’Académie : https://www.academie-agriculture.fr...

Le mystère des chevaux sauvages de Tchernobyl

Du fait de la contamination radioactive, on prédisait au tout début que la zone resterait inhabitable pendant plus de 20 000 ans. Tchernobyl se transformerait en un désert sans vie, croyait-on alors. Trois décennies plus tard, de nombreuses études révèlent pourtant qu’une communauté animale diverse et abondante s’est développée sur les lieux de la catastrophe. Le cas des chevaux de Przewalski en est un exemple frappant.

À l’époque de l’accident dans la centrale nucléaire, aucun cheval de Przewalski ne vivait à Tchernobyl. Ce n’est qu’en 1998 que les 31 premiers individus arrivèrent dans la zone d’exclusion (13 mâles et 18 femelles). Après une importante mortalité liée à leur réinstallation et au braconnage, seuls 50 individus survivaient en 2007. Du fait d’importantes mesures de protection, leur nombre a été multiplié par cinq en seulement 20 ans après leur arrivée dans la zone, 150 chevaux ont été dénombrés en 2018.
L’introduction des chevaux de Przewalski à Tchernobyl a été un succès, mais beaucoup de questions se posent. Les organismes vivant à Tchernobyl sont-ils exposés à une radiation moins forte que prévue ? Cette exposition est-elle moins nocive ? Leurs organismes disposent-ils des mécanismes de réparation plus efficaces qu’attendu face aux dommages cellulaires causés par la radiation ? En septembre 2020, nous espérons commencer un travail de recherche avec les chevaux de Przewalski présents à Tchernobyl, pour tenter de dévoiler les mystères qui expliquent que cette espèce et beaucoup d’autres prospèrent dans la zone d’exclusion. Extrait de The Conversation, Contraction du texte de Germán Orizaola , Investigador Programa Ramón y Cajal, Universidad de Oviedo (3 mai 2020).

Covid-19 Une crise qui révèle le besoin de transformer les systèmes alimentaires

L’épidémie de Covid-19, au-delà de son impact sur les systèmes de santé, affecte l’ensemble du système alimentaire, ont alerté plusieurs organisations (UE, FAO, OCHA, UNICEF, USAID, PAM, FIDA, Banque mondiale) le 21 avril avec un risque accru d’insécurité alimentaire. Un panel de 27 experts de l’IPES-Food, dont Nicolas Bricas du Cirad fait partie, dresse une analyse des symptômes, causes et solutions potentielles en réponse à cette crise. Ils en appellent à une « transformation des systèmes alimentaires porteuse de résilience à tous les niveaux ». l’IPES-Food établit 4 recommandations :
1 Agir immédiatement pour protéger les plus vulnérables,
2 Créer des systèmes alimentaires agroécologiques résilients,
3 Rééquilibrer le pouvoir économique pour le bien public : un nouveau pacte entre l’état et la société,
4 Réformer la gouvernance des systèmes alimentaires internationaux.
(Extrait de la Lettre du CIRAD du 05 mai 2020-05-07)

Virus : « les éléphants à touristes » en détresse en Thaïlande

Des éléphants mal nourris, enchaînés dans des camps désertés, le coronavirus a fait fuir les touristes de Thaïlande et 2 000 pachydermes se retrouvent au chômage. Sans aide d’urgence, la situation pourrait devenir catastrophique, d’après les professionnels du secteur. (Dépêche AFP 31 mars 2020, extrait de journal de Québec)

Covid-19 : cas du vison

Extrait d’une note de J. Brugère-Picoux (AVF) le 10.05.2020 : « Le 26 avril 2020, le ministère de l’agriculture néerlandais avait annoncé que deux fermes comportant plus de 20 000 visons d’élevage avaient été contaminées par le virus de la Covid-19. Des tests ont été réalisés sur les visons suite à l’apparition de troubles respiratoires avec une augmentation du taux de mortalité mais aussi du fait d’une suspicion de Covid-19 chez plusieurs techniciens de ces fermes. Ces fermes sont situées dans le Brabant du Nord qui est au cœur de l’industrie néerlandaise du vison mais aussi l’épicentre de l’épidémie néerlandaise de Covid-19 (Il existe encore près de 160 fermes d’élevage de visons malgré leur interdiction en 2013 car celle-ci n’entrera en application qu’en 2024, les Pays-Bas étant actuellement le 3ème producteur après la Chine et le Danemark Depuis, le 7 mai 2020, deux nouvelles fermes de visons ont été déclarés contaminées. L’origine étant vraisemblablement humaine comme dans les fermes précédentes. Une recherche du virus est aussi envisagée dans les élevages voisins de lapins (le centre de recherche de l’Université Erasmus de Rotterdam ayant démontré la sensibilité de ces espèces ».