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Des dépêches d’août et septembre 2019 du site agrimutuel à consulter sur : www.agri-mutuel.com

publié le 25 septembre 2019

Enseignement agricole : A la découverte du site internet « L’aventure du vivant »

Son lancement avait été annoncé pour septembre à l’occasion de la rentrée de l’enseignement agricole lundi dernier. Le site internet « L’aventure du vivant » de promotion des métiers de l’agriculture est maintenant disponible ! https://laventureduvivant.fr/ (dépêche TNC 05/09)

Pratiques agricoles

En collaboration avec des équipes allemandes, espagnoles, anglaises et canadiennes, des chercheurs de l’Inra et du CNRS ont étudié l’effet de la taille des parcelles et de la diversité des cultures sur la biodiversité. Leurs travaux ont montré « qu’augmenter la complexité de la mosaïque des cultures serait un levier considérable pour conserver et restaurer la biodiversité des paysages agricoles tout en maintenant les surfaces de production agricole ». (dépêche TNC 20/08)

Peste porcine africaine

Une « nouvelle portion » d’une vingtaine de kilomètres de la clôture ardennaise devant empêcher l’arrivée en France de sangliers porteurs de la peste porcine africaine (PPA) doit être mise en place « d’ici début octobre », a annoncé le ministère de l’agriculture hier soir. (dépêche AFP 31/08)

Des experts ont dressé au SPACE à Rennes un tableau sombre, voire alarmiste, des conséquences de la peste porcine africaine (PPA) dans les élevages chinois
Frappée depuis août 2018 par cette épidémie nouvelle, qui s’est étendue depuis à tout le pays, la Chine a enregistré une baisse de 32 % de son cheptel porcin en un an, chiffre atteignant les 80 % dans certaines provinces. La pénurie de l’offre, qui se ressent davantage un an après le déclenchement de la crise, ampute de surcroît fortement le pouvoir d’achat des Chinois, particulièrement friands de porc. Entre janvier et juillet 2019, le prix du porc vif a bondi de 88 %, un record historique qui préoccupe fortement le gouvernement,
Les règles issues des décisions politiques sont souvent mal appliquées sur le terrain dans un pays fortement décentralisé », analyse Jean-Marc Chaumet, agroéconomiste à l’Idele (Institut de l’élevage). « On a l’image d’un gouvernement chinois extrêmement autoritaire, mais ce qui ressort c’est un laissez-faire absolument total sur l’organisation de la filière porcine », résume son collègue Philippe Chotteau. Rappelant que 67 % des élevages contaminés sont des élevages familiaux qui n’obéissent à « aucune norme de biosécurité. Cette épidémie constitue un accélérateur considérable pour la restructuration des élevages ; les élevages familiaux sont amenés à disparaître au profit d’élevages industriels. (dépêche AFP 11/09)

De Roumanie en Bulgarie, une vaine course contre la peste porcine
Ces dernières années, le virus s’est propagé dans les pays de l’est de l’Europe (Lettonie, Lituanie, Pologne, Serbie, Ukraine, Moldavie, Slovaquie, Roumanie) faisant des ravages dans les populations porcines de certains d’entre eux. Les pays européens indemnes vivent dans l’angoisse d’une expansion de l’épidémie.
L’apparition de la peste porcine en Bulgarie, il y a un an, a bouleversé la vie rurale. Dans les élevages industriels bulgares, les premiers foyers infectieux ont été détectés cet été. Depuis le début de l’année, 120 000 bêtes ont déjà été abattues, représentant environ 20 % des cochons de Bulgarie. La tradition d’élevage des porcs par des particuliers, ainsi que l’existence de petits élevages commerciaux clandestins de 50 à 200 cochons, compliquent l’entreprise de pédagogie que tentent de mener les autorités. Des rassemblements de protestation contre les abattages ont eu lieu.
La situation paraît aussi mal maîtrisée de l’autre côté du Danube, en Roumanie, où la maladie qui sévit depuis 2017 a conduit à abattre plus de 400 000 cochons. Quelque 1 300 foyers infectieux ont été détectés cette année, selon la Commission européenne. (dépêche AFP 10/09)

L’élevage français se sent en péril

Fustigeant aussi bien la publication de vidéos par l’association L214 que diverses manifestations opposées aux OGM ou aux pesticides, le président du Syndicat national de l’industrie de la nutrition animale (SNIA) François Cholat a estimé que les premiers secteurs d’élevage en danger en France sont ceux « de la volaille et du porc ». « Puis viennent les ruminants », a-t-il dit à l’AFP en marge d’une conférence de presse. « Le discrédit jeté sur l’élevage donne le champ libre aux importations et met en danger notre souveraineté alimentaire et la qualité sanitaire de notre alimentation », a expliqué le SNIA dans un communiqué diffusé parallèlement à la conférence de presse. Selon lui, le danger est d’autant plus grand de voir des jeunes abandonner ce métier qu’il est peu rémunérateur et très contraignant pour la vie privée. « De plus, nous travaillons sans cesse à améliorer l’impact environnemental de nos activités » a insisté François Cholat, regrettant que les facteurs positifs pour l’environnement de l’élevage soient « méconnus du grand public » : « entretien des paysages, maintien de la biodiversité, et stockage du carbone », a-t-il énuméré. (dépêche AFP 28/08)

Elevage en cage

Plus d’un million et demi de personnes en Europe ont signé une pétition contre l’élevage en cage des animaux de ferme, afin de contraindre la Commission européenne à se prononcer sur le sujet, a indiqué lundi l’ONG de défense des animaux Compassion in World Farming (CIWF).
La collecte de signatures pour cette « Initiative citoyenne européenne (ICE) est un outil de participation citoyenne mis au point en 2007 par le traité de Lisbonne qui permet de saisir la Commission sur des sujets d’initiative populaire. Pour être recevable et valide, et déclencher une réponse de la Commission et du Parlement, une ICE doit avoir recueilli au moins un million de signatures en un an dans au moins sept pays de l’Union européenne. (dépêche AFP 10/09)

Filière volaille

La filière volaille constate que les importations de poulets continuent à augmenter en France, et craignent que le phénomène s’accentue en cas de Brexit sans accord et de signature par l’UE de l’accord de libre-échange avec le Mercosur. « Au 1er semestre 2019, alors que la consommation de poulet augmentait de 2,4 % en France par rapport au 1er semestre 2018, les importations progressaient de + 4,7 % tandis que la production française diminuait de - 3,6 % », indique jeudi dans un communiqué Anvol, l’interprofession de la volaille française. (dépêche AFP 12/09)

Canicule

La canicule a provoqué de lourdes pertes dans les élevages en France. Selon l’assureur Groupama, « la canicule de cet été a effectivement conduit à une augmentation notable du nombre de sinistres ». Ainsi, en Bretagne, où on enregistre habituellement quelques dizaines de sinistres, Groupama a recensé près de « 200 dossiers cet été » (pour un montant de moins d’un million d’euros) : truies, poules pondeuses et poulets de chair, « avec globalement des pertes moyennes plus importantes qu’habituellement ». Quelles solutions techniques peuvent être envisagées face à un phénomène appelé à se renouveler ?
(dépêche AFP 10/09)

Formations agronomique et vétérinaire

Quelque 1 700 places supplémentaires aux concours d’accès aux écoles nationales d’agronomie et vétérinaires seront ouvertes d’ici à 2024, soit une augmentation de 20 %, selon la conférence des directeurs des établissements d’enseignement supérieur agronomique et vétérinaire. Les ouvertures de places aux concours se feront avec notamment « un effort particulier sur les recrutements post-bac » et « apprentissage », afin de permettre « à plus de jeunes, issus de tous les territoires, avec des parcours scolaires diversifiés de devenir vétérinaires ou ingénieurs agronomes/agroalimentaires », précise le communiqué. (dépêche AFP 17/09)