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Des dépêches de janvier du site agrimutuel à consulter sur ; www.agri-mutuel.com

publié le 28 janvier 2020 (modifié le 29 janvier 2020)

Bien-être animal :

L’Agence européenne pour la sécurité des aliments, l’Efsa, estime que les cages à lapin d’élevage sont trop petites, et s’inquiète des méthodes d’abattage, dans une série de rapports rendus jeudi. Le lapin est le deuxième animal de ferme le plus répandu en Europe en nombre. Dans l’UE, son élevage se fait principalement au sein de cinq Etats membres la France, la Hongrie, l’Italie, le Portugal et l’Espagne et les pratiques d’élevage sont très variées. En se basant surtout sur des avis d’experts, l’Efsa recommande d’agrandir les cages « conventionnelles » afin d’améliorer le bien-être de l’animal, en particulier sa liberté de mouvement. Le système d’élevage le plus satisfaisant reste les dispositifs bio, note l’Efsa. (Dépêche AFP 09/01)

Bien-être animal :

Quelques 130 enseignants-chercheurs, principalement en sciences sociales, ont demandé dans une lettre ouverte à la Garde des Sceaux, une protection des « lanceurs d’alerte » sur la question du bien-être animal, face à « l’influence grandissante », selon eux, des lobbies de l’élevage intensif.
Faisant le constat d’un intérêt croissant de la population pour les conditions de vie des animaux, ces chercheurs disent assister depuis plusieurs mois, « à une campagne active des lobbies de l’élevage intensif », avec à la clé, une « influence grandissante dans les décisions publiques qui prend une dimension inquiétante pour notre démocratie ». Dans leur viseur notamment, la création en octobre dernier de la cellule de gendarmerie Demeter, chargée « du suivi des atteintes au monde agricole ». (Dépêche AFP 23/01)

Des vaches équipées de casques de réalité virtuelle pour produire plus de lait :

Et si la grisaille hivernale affectait aussi le moral des vaches ? En Russie, une ferme expérimente actuellement la réalité virtuelle sur ses vaches laitières. Équipés de casques, les animaux se voient dans un environnement verdoyant de prairies. De cette manière, les chercheurs espèrent réduire le stress du cheptel et ainsi booster la production de lait. (Dépêche TNC 03/01) Jusqu’où ira l’artificialisation du vivant ?

Travail en élevage :

À l’heure où le renouvellement des générations en élevage devient de plus en plus difficile et où ce secteur, plus globalement, peine à trouver de la main-d’oeuvre, l’Institut de l’élevage Idele se penche sur ce qui semble expliquer principalement le manque d’attractivité du métier et le déficit d’image dont il souffre : la charge de travail et les contraintes liées aux productions animales. Objectif : mieux les prendre en compte dans les projets d’installation et même avant, dès la formation, afin d’optimiser un facteur de production aussi important que le cheptel ou le matériel : le bien-être au travail des éleveurs. Ne mérite-t-il pas en effet autant d’attention que celui des animaux ? (Dépêche TNC 09/01)

Génétique et efficience alimentaire :

D’après les recherches mêlant alimentation et génétique, il semblerait que certains taureaux charolais soient davantage capables de transmettre leur aptitude à valoriser des rations à base d’amidon (ensilage de maïs) et d’autres à base de cellulose (ensilage d’herbe). Ces caractères de valorisation selon le type de ration semblent héritables, cela pourrait donc ouvrir une nouvelle voie de sélection génétique avec des taureaux plutôt performants en ration cellulose et d’autres plutôt orientés vers des rations amidon. (Dépêche TNC 06/01)

Règles d’urbanisme :

Le ministère de l’agriculture, qui fait face au mécontentement des agriculteurs dans le dossier des zones de non traitement (ZNT), envisage de revoir les règles d’urbanisme pour éviter de faire peser de nouvelles contraintes sur les agriculteurs en cas de construction nouvelle à côté de leurs parcelles. (Dépêche TNC 16/01)

Artificialisation des sols :

Partageant la nécessité de parvenir à « zéro artificialisation nette » des sols visée par le gouvernement, l’ordre des géomètres-experts a publié le 23 janvier un manifeste de 10 propositions pour stopper la destruction des espaces naturels, agricoles et forestiers causée par un changement d’usage et de structure des sols. (Dépêche TNC 24/01)

Commerce international :

La France souhaite que l’Europe impose une « exception alimentaire et agricole » dans le commerce mondial pour les futurs traités de libre-échange, afin de sortir ces secteurs des guerres commerciales, a affirmé jeudi 23 janvier le ministre français de l’agriculture, Didier Guillaume. (Dépêche AFP 24/01)
Donald Trump et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ont annoncé à Davos leur volonté de conclure dans les prochaines semaines un accord commercial, une déclaration surprise pour calmer le jeu des deux côtés de l’Atlantique. Point d’achoppement majeur : l’inclusion, souhaitée par Trump, de l’agriculture dans le champ de l’accord, ce à quoi s’opposent les Européens. (Dépêche AFP 24/01)
Pour sa part, le secrétaire américain à l’agriculture, Sonny Perdue, a appelé lundi 27 janvier les Européens à réexaminer leur décision d’interdire les importations de poulet chloré et de bœuf aux hormones, au moment où Bruxelles et Washington cherchent à décrisper leurs relations commerciales. (Dépêche AFP 27/01)