Des dépêches d’octobre-novembre du site agrimutuel à consulter sur : www.agri-mutuel.com

publié le 26 novembre 2025

Le salon AgriSima 2026 n’aura pas lieu

La France ne retrouvera pas un salon du machinisme agricole d’envergure internationale en 2026. L’AgriSima, qui devait prendre le relais du Sima annulé en 2024, n’aura pas lieu. L’évènement, chapeauté par Axema, le syndicat français des constructeurs, devait se tenir du 22 au 25 février 2026 au Parc des expositions de Paris-Nord Villepinte. Il pourrait être reporté à 2027 ou même 2028 (dépêche TNC 22/10).

Médecine rurale, les solutions de Régis Rupert pour séduire les jeunes vétérinaires

« Aujourd’hui, pour un jeune véto qui s’oriente vers la médecine rurale, trois se tournent vers la canine », lance Régis Rupert, vétérinaire et fondateur d’Empovet sur le plateau de la SpaceTV. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : les jeunes boudent l’élevage. Mais pourquoi ?
Pour le créateur de Zoodiag, un logiciel de suivi de patientèle à destination des vétérinaires ruraux, tout n’est pas qu’une question de rémunération. Il faut également redonner de l’attrait au métier. « Les cabinets de médecine canine sont mieux équipés, avec des plateaux techniques intéressants, stimulants, qui donnent des perspectives… En rural, on se retrouve avec un stéthoscope, un thermomètre et des bottes… », résume le praticien. Son objectif : placer la donnée au cœur du métier pour le rendre plus attractif.
Contrairement au médecin qui connaît son patient, le vétérinaire connaît surtout son client. « Dans la plupart des cas, le praticien n’a aucune information sur les animaux de l’élevage », explique Régis Rupert. Pourtant, le vétérinaire dispose d’une mission de police sanitaire aux yeux de l’État : « nous sommes en plein paradoxe ». L’accès aux données d’élevage peut être une manière de repenser le rôle du vétérinaire. « Un suivi contractualisé — plutôt qu’une facturation à l’acte – se développe, et il nécessite des informations sur le troupeau », poursuit-il. Avec ce modèle, la mission du vétérinaire ne se limite pas au traitement des animaux malades. Il cherche les causes pour anticiper les problèmes. Ce changement de paradigme a des conséquences en cascade. « L’acte en lui-même, à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, ça n’intéresse pas tout le monde. Par contre, une approche réfléchie et documentée du sanitaire en élevage, ça peut séduire les jeunes générations » (dépêche TNC 22/10).

Face aux risques sanitaires, les élevages en plein air veulent plus de souplesse

Les élevages en plein air voient leur modèle remis en cause par l’obligation de claustrer les volailles en pleine saison de grippe aviaire. Et face à la multiplication des risques sanitaires, ils demandent une adaptation des règles de biosécurité à leurs spécificités, s’appuyant sur une récente expérimentation prometteuse.
Lancée au pic de l’influenza aviaire en 2022, cette expérimentation a été menée par le Réseau de l’agriculture paysanne (Fadear) avec le ministère de l’agriculture, des instituts techniques, les autorités sanitaires et vétérinaires mais aussi des syndicats agricoles (Confédération paysanne et Modef).
Elle a porté sur des éleveurs de volailles mais aussi des éleveurs de cochons, qui craignent l’arrivée de la peste porcine africaine en France par l’intermédiaire des sangliers. Le but était d’évaluer dans le détail les risques concrets de contamination spécifiques à ce mode d’élevage et d’adapter éventuellement la réglementation en introduisant des pratiques alternatives à la claustration par exemple (dépêche AFP 5/11).

Grippe aviaire : une situation « préoccupante » en Europe

La multiplication des cas d’influenza aviaire parmi les oiseaux sauvages et par conséquent dans les élevages de volaille européens, est « très préoccupante », affirme Jean-Luc Guérin, professeur à l’École nationale vétérinaire de Toulouse et chercheur à l’Inrae. Il souligne toutefois les « apports » de la vaccination des canards en France pour limiter les dégâts, lors d’un entretien avec l’AFP.
Le chercheur rappelle que le but de la stratégie vaccinale est de freiner la maladie à l’échelle du territoire et, depuis octobre 2023, début de la première campagne de vaccination, « on a plutôt observé une remarquable stabilité de la situation et un blocage très efficace des chaînes de transmission ». Ce qui n’empêche pas la récente multiplication d’être un « sujet de préoccupation pour les vétérinaires, les équipes de recherche, les services de l’Etat et tous les professionnels » (dépêche AFP 13/11).

Lait biologique : un secteur en mutation depuis 2020

Lors du dernier Sommet de l’élevage, une conférence organisée dans le cadre du projet Basylic (Bâtir et consolider les systèmes bovins lait biologique de demain par la co-construction) a dressé un état des lieux des fermes laitières biologiques. La filière a connu une forte expansion entre 2010 et 2020, mais traverse depuis 2022 une phase de ralentissement. Cet état des lieux conclut que l’avenir du lait bio en France repose sur la diversité des systèmes, l’autonomie fourragère, la maîtrise de l’herbe et la valorisation du produit. Les fermes bio doivent rester agiles, économes et adaptatives, tout en faisant reconnaître leur rôle environnemental et sociétal dans un marché en recomposition(dépêche TNC 05/11).