Des dépêches de janvier-février du site agrimutuel à consulter sur : www.agri-mutuel.com

publié le 26 février 2026

Un vétérinaire jugé par son ordre pour avoir critiqué l’abattage global

Le conseil régional de l’Ordre des vétérinaires de Bretagne a demandé jeudi 5 février des sanctions contre un vétérinaire d’Ille-et-Vilaine pour avoir publiquement critiqué la stratégie officielle d’abattage total des troupeaux touchés par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC).
Le président national de l’Ordre, Jacques Guérin, avait déposé plainte contre le Dr Gaël Gounot pour des propos tenus lors d’un webinaire organisé par la Coordination rurale le 23 juillet 2025, moins d’un mois après l’identification d’un premier cas de DNC en Savoie. Il a précisé avoir porté plainte contre « une dizaine de vétérinaires » au total pour des propos similaires à ceux du Dr Gounot. La chambre, composée de quatre vétérinaires et présidée par une magistrate professionnelle, rendra sa décision le 9 avril (dépêche AFP 05/02).

Consommation d’œufs, un record en 2025

Les Français ont consommé 237 œufs chacun en 2025, un record et dix de plus qu’un an plus tôt, mais la production n’a pas suivi et des rayons dégarnis ont émergé ici et là. De quoi susciter des vocations pour construire des poulaillers, se félicite la filière.
En 2035, la consommation pourrait même passer à 269 œufs par an et par personne, prévoit l’interprofession des œufs (CNPO) dans son bilan annuel jeudi 12 février. Celle-ci a également annoncé de nouveaux objectifs de construction de poulaillers pour répondre à cette demande : 575 nouveaux bâtiments d’ici 10 ans.
Quelque 220 projets de construction sont en cours d’instruction mais la filière dénonce la « lourdeur administrative » et les révisions d’une directive européenne fixant les seuils d’autorisation environnementale pour les nouveaux bâtiments mais aussi les seuils de rejets d’ammoniac polluants.
Cette production, peu contraignante par rapport à l’élevage bovin, a par ailleurs attiré de nombreux céréaliers qui ont vu leur revenu passer dans le rouge avec la baisse des cours mondiaux et cherchent à se diversifier, indique le CNPO (dépêche AFP 12/02).

Le dérèglement climatique pourrait réduire de moitié les pâturages d’ici 2100

De 36 % à 50 % des terres présentant aujourd’hui des conditions favorables aux pâturages perdront leur viabilité d’ici 2100, à mesure que les températures mondiales augmenteront, selon une étude de l’Institut de recherche de Potsdam sur les effets du changement climatique (PIK).
Cette activité agricole consiste à élever des animaux comme des vaches, des chèvres ou des moutons, sur des espaces naturels, majoritairement des prairies, qui couvrent actuellement un tiers de la surface terrestre.
Selon le scénario analysé, l’étude estime que de 100 à 140 millions de bergers et d’éleveurs pourraient être touchés, ainsi que jusqu’à 1,6 milliard d’animaux pâturant. L’étude estime qu’entre 51 % et 81 % des populations touchées résident dans des pays à faible revenu (dépêche AFP 10/02).

Consommation de viande

La Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat, publiée mercredi 11 février, préconise « une limitation de la consommation de viande et de charcuterie », et non une réduction. Elle prône en revanche de « réduire la consommation de viande importée », selon ce document conjoint publié par les ministères de l’agriculture, de la transition écologique et de la santé.
Parmi les objectifs affichés figure « une évolution progressive vers des régimes alimentaires conformes aux repères du PNNS (le programme national nutrition santé) ».
Censée définir l’action du gouvernement d’ici 2030 pour une alimentation saine et moins émettrice de gaz à effet de serre, la Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat, dite Snanc, est issue de la Convention citoyenne sur le climat et de la loi Climat et résilience qui a suivi en 2021. Elle aurait dû être présentée avant juillet 2023, mais a connu plusieurs péripéties (dépêche AFP 11/02).