Des dépêches de février-mars du site agrimutuel à consulter sur : www.agri-mutuel.com
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Le collectif « Pâturage et biodiversité » demande un comptage des loups plus fiable
Une dizaine d’associations réunit au sein du collectif « Pâturage et biodiversité », alerte la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, des risques de la prédation des loups sur l’avenir de l’élevage de plein air. Le collectif réclame une « politique d’anticipation » pour ne plus subir la situation. Il remet en cause le comptage des loups, dont le nombre se situerait entre « 2 000 et 2 600 » au lieu de 1 082 annoncés officiellement à la fin de l’année 2025 par l’Office français de la biodiversité (OFB).
Selon le groupe, il faudrait soit « mettre en place un comptage fiable », soit en finir avec le plafond de tir. « Un quota d’abattage conditionné aux attaques revient, de fait, à plafonner le droit de se défendre et c’est inacceptable », martèle-t-il. https://leloupdanslabergerie.fr/le-collectif-paturage-et-biodiversite/
Prédation
Les ministres de l’Agriculture Annie Genevard et de la Transition écologique Mathieu Lefèvre ont annoncé lundi 16 février qu’ils autoriseraient les tirs contre un loup ayant attaqué un troupeau même si ce dernier n’est pas protégé des attaques du canidé, en réponse à un nombre croissant de victimes.
Les territoires fréquentés par le loup se sont continuellement étendus en dix ans, passant de moins de 10 départements à plus de 60, et les flambées d’attaques sont un sujet sensible sur fond de colère agricole. En Haute-Marne, 800 animaux d’élevage ont été tués en 2025 et 124 depuis le 1er janvier, selon la ministre. En France, le nombre d’animaux d’élevage tués est reparti à la hausse avec 12 000 victimes selon les premiers chiffres de 2025.
Interrogé, le cabinet du ministre délégué a souligné que cette « nouveauté » figurerait dans de futurs arrêtés (dépêche AFP 16/02). Ils ont été publiés au JO du 24 février 2026.
465 000 ha de surface agricole menacés par le recul du trait de côte
La remontée des eaux de la mer aura des conséquences importantes sur la production agricole située sur le littoral, une zone où la pression foncière est déjà forte. Aujourd’hui, 45 % des espaces littoraux sont des espaces agricoles, ce qui représente 700 000 hectares et 50 000 exploitations françaises, a rappelé Nicolas Agresti, directeur du service Etudes, Veille et Prospective de la FNSafer, lors d’une conférence organisée le 25 février par l’organisme au Salon de l’agriculture. La remontée des eaux va diminuer les surfaces disponibles pour l’agriculture et augmenter le contexte concurrentiel. À échéance 2050, ce sont 7 200 ha qui sont concernés, mais cette surface passe à 465 000 ha à horizon 2100 (sur 23 Mha de terres agricoles).
Pour préserver au mieu les activités économiques, les acteurs du territoire s’organisent afin d’anticiper les pertes de foncier (dépêche TNC 02/03)