Des dépêches de mars-avril du site agrimutuel à consulter sur : www.agri-mutuel.com

publié le 30 avril 2026

Anticiper les épizooties

À l’occasion du Sommet « One Health », qui vise à mettre en relation santé humaine, animale et interactions avec les écosystèmes, le ministère de l’agriculture et de l’enseignement supérieur et de la recherche ont annoncé un plan de 47 millions d’euros pour accélérer la recherche en santé animale. L’objectif ? « Anticiper les émergences en santé animale, limiter l’impact des épizooties, et développer des outils innovants pour une gestion intégrée de la santé animale », explique le ministère de l’agriculture dans un communiqué (dépêche TNC 09/04).

Vers davantage de sous-produits animaux dans les engrais organiques ?

Alors qu’aujourd’hui, le lisier est le seul composant issus de produits animaux autorisé dans la composition des engrais organiques, Bruxelles propose d’ouvrir la liste à d’autres produits dérivés.
Les déjections, la glycérine animale, les protéines animales transformées, les farines de viande et d’os, les produits sanguins, les sous-produits du cuir, les phosphates de calcium et tricalciques, ainsi que les cornes, les sabots et leurs sous-produits pourraient ainsi entrer dans la fabrication de ces engrais. « Ces produits dérivés sont riches en nutriments, augmentent les niveaux de carbone organique dans les sols, améliorent la nutrition de la plante et la structure du sol ou développent son activité microbiale ou enzymatique », justifie la Commission (dépêche TNC 17/04).

Un nouveau cas de DNC identifié en Sardaigne

Dans un communiqué en date du 16 avril, la plateforme d’épidémiosurveillance européenne (ESA) fait état d’un cas de dermatose nodulaire contagieuse en Sardaigne. Une première en Europe pour le printemps 2026. Le foyer a été confirmé le 14 avril, sur un élevage de 148 bovins au sud de l’île. « À ce stade, aucun élément ne permet de déterminer s’il s’agit d’une résurgence ou d’une nouvelle introduction », précise la veille sanitaire.
En juin 2025, le premier cas européen de DNC avait été identifié en Sardaigne. « Au total, 79 foyers avaient été détectés dans le centre de l’île entre le 20 juin et le 25 octobre 2025 majoritairement autour de Nuoro et Sassari. »
Depuis, la Sardaigne a bénéficié d’une campagne de vaccination massive. 97,75 % des exploitations de l’île ont vacciné leurs animaux, et 96,53 % du cheptel est couvert. « Les dernières zones de restriction avaient été levées le 24 février 2026, ce qui permettait sous conditions la reprise des mouvements de bovins depuis la Sardaigne vers la partie continentale de l’Italie », détaille la veille épidémiologique.
En 2026, seule l’Espagne avait notifié des cas de DNC, les 13 et 27 février (dépêche TNC 16/04).

En France la campagne de vaccination contre la DNC reprend

« La campagne 2026 de vaccination contre la DNC vient d’être lancée », explique le ministère de l’agriculture dans un communiqué de presse en date du 9 avril. L’objectif : conserver la couverture vaccinale pour aborder sereinement l’été. Cette nouvelle campagne prévoit une seconde vaccination pour les animaux issus des anciennes zones réglementées avant le 31 décembre 2026. Elle fait suite à l’avis du Cnopsav (Conseil d’orientation de la politique sanitaire animale et végétale) du 9 février (dépêche TNC 08/04).

Mégaferme de saumon en Gironde, Monique Barbut opposée à un projet industriel

La ministre de la transition écologique, Monique Barbut, s’est dite mercredi opposée au projet d’élevage de milliers de saumons en circuit fermé en Gironde, estimant que ce « projet industriel » n’est pas construit « sur des fondements qui tiennent la route ».
« À titre personnel, je ne suis pas favorable au projet de l’entreprise Pure Salmon, qui veut implanter son usine au Verdon-sur-Mer (Gironde), au bout de l’estuaire de la Gironde, pour produire 10.000 tonnes de saumon par an en créant 400 emplois.
Malgré ses réticences personnelles, elle a souligné que l’autorisation ou non de l’usine suivrait un « système de règles » en place. Le projet a déjà reçu un avis favorable de la commission d’enquête publique et le conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (Coderst) doit désormais donner son avis au cours des prochains mois.
Une proposition de loi, soutenue par une centaine de députés, réclame un moratoire de dix ans sur ces « fermes-usines » de saumons. Dans un Appel pour l’océan, 27 ONG ont aussi dénoncé un projet « complètement démesuré » (dépêche AFP 15/04).