Des dépêches d’avril-mai du site agrimutuel à consulter sur : www.agri-mutuel.com
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Entre 2015 et 2024, moins d’un Smic pour 43 % des agriculteurs
Si ce chiffre est à tempérer en fonction des années, la faiblesse des revenus issus de la production agricole reste équivoque sur la période 2015-2024, souligne l’Observatoire de la rémunération équitable Max Havelaar dans une étude publiée fin avril et s’appuyant notamment sur les résultats du Rica.
En moyenne, chaque année, 14 % des agriculteurs dégagent un revenu négatif, une part qui varie entre 9 et 22 %. « La continuité de l’exploitation repose alors sur son endettement ou l’utilisation des résultats des meilleures années, ce qui peut se traduire par une fragilité économique particulièrement élevée, lorsqu’elle se prolonge sur plusieurs exercices consécutifs, et l’impossibilité de dégager un revenu », constate l’Observatoire.
En moyenne, ce sont 43 % des agriculteurs qui ne parviennent pas à dégager plus d’un Smic de leur activité. Néanmoins, 30 % ont en moyenne un revenu agricole annuel supérieur à 2 Smic. (dépêche TNC 06/05).
Campagne européenne de promotion de la viande de veau
Interbev et les professionnels de la filière veau se sont engagés dans une campagne européenne de promotion intitulée « Le goût du partage durable ». C’est un programme de 3 ans qui rassemble les principaux producteurs : la France, la Belgique, l’Italie et les Pays-Bas. L’objectif : mettre en lumière les engagements de la filière pour reconquérir les consommateurs.
« On produit chaque année en Europe 500 000 téc (tonne équivalent carcasse) de viande de veau dont 90 % sont issues des 4 pays partenaires de ce programme », détaille Gilles Gauthier, président de la section veaux d’Interbev. Si la Hollande est le premier producteur, la France est quant à elle le premier consommateur : « Les Français mangent en moyenne 3 kg/an ». Mais les chiffres sont en baisse : « Sur 10 ans, la consommation a diminué de 7 % », d’où l’importance de redorer son blason (dépêche TNC 20/05).
Affichage environnemental : Interbev s’alarme du faible score du bœuf herbager
Dans une lettre ouverte du 13 mai adressée au Premier ministre, l’interprofession Bétail et Viande déplore les choix effectués en matière d’affichage environnemental, ces derniers ne permettant pas de reconnaître les aménités positives de l’élevage herbager français.
« Un boeuf français nourri à l’herbe, élevé sur des prairies qui stockent du carbone et préservent la biodiversité, obtient aujourd’hui un moins bon score environnemental qu’un poulet importé produit à des milliers de kilomètres d’ici, nourri au soja issu de la déforestation et produit dans des conditions incompatibles avec les exigences de la France » (dépêche TNC 08/05).
La viande brésilienne grande absente d’une liste européenne sur le respect des normes sanitaires
L’Union européenne a publié mardi 12 mai une liste de pays qui respectent ses règles contre l’utilisation abusive d’antibiotiques dans l’élevage, avec un grand absent à ce stade : le Brésil. Validée par les pays européens, cette liste établit quels pays tiers pourront continuer à exporter leur viande en Europe en septembre prochain, car ils respectent les règles sanitaires européennes.
À ce stade, le Brésil n’y figure pas, car il n’a pas apporté à l’UE les garanties qu’elle attend sur le non-recours à des produits antimicrobiens dans l’élevage. La liste pourra toutefois être actualisée rapidement, dès que les autorités brésiliennes auront répondu à Bruxelles à ce sujet.
Mais l’Union européenne veut envoyer le signal de sa vigilance, alors qu’elle a été vivement critiquée par le secteur agricole et la France après avoir scellé un accord de libre-échange avec les pays du Mercosur : Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay (dépêche AFP 12/05).
Lait bio : vers une « bio de preuve » pour retrouver un nouvel équilibre
Érosion du nombre de livreurs, difficultés logistiques de collecte ou encore perte de confiance des consommateurs : le lait bio a connu quelques déboires mais le retour de la consommation laisse présager une embellie. Focus sur les enjeux de pérennisation de la filière (dépêche TNC 14/05).